25 octobre, 2011

Attention au terme “Equivalent 24×36″ !

Il est maintenant courant et admis de tous de lire dans les docs techniques le terme “focale équivalente en 24×36″.
En lisant cela, vous êtes en droit de penser que ce que vous verrez dans le viseur de ce nouveau APN équipé d’un 25 mm, sera ce que vous étiez habitué à voir avec votre 24×36 et un 50 mm, par exemple.
Et bien, ce n’est pas tout à fait vrai. Je le crains. Voyons plutôt :
Je m’explique. La distance focale est bien la distance entre le centre optique de l’objectif et le point de convergence des rayons, à savoir, la plan-focal (le film ou le capteur).
Cela signifie donc que la distance focale d’un objectif de 50 mm monté sur un Nikon F5 (24*36 argentique) ou un D200 (APS-C) sera toujours de 50 mm, et n’a aucune chance de devenir un 100 mm.
Seule, la taille de la surface sensible change et donc, le champ couvert.
Voici un exemple : prise de vue avec une distance focale de 40 mm :

Et maintenant, prise de vue avec une distance focale de 18 mm (soit quasiment la moitié de 40) avec un capteur deux fois plus petit. L’objectif sera alors qualifié “d’équivalent 36 mm en 24×36″.

Que remarque-t-on ?
Le château fait la même taille, mais sur la version 18 mm, les différents plans sont plus distants les uns des autres, moins de feuillage est visible sur les cotés, les poteaux de l’entrée semblent être plus resserés, etc, etc. Regardez la vue animée ci-dessous, vous verrez que toute équivalence est à prendre avec des pincettes…
La seule équivalence que l’on pourrait, à la rigueur admettre et une équivalence de champ couvert, de cadrage.

De plus, un autre paramètre n’est pas équivalent. C’est la profondeur de champ. Celle-ci diminue avec la distance focale. Et comme un 18 mm reste un 18 mm, quelque soit la taille de la surface sensible, cette profondeur de champ restera importante (parce que grand-angle). Bien plus importante qu’avec un 40 mm.
C’est aussi pour cela que les appareils reflex permettent de “jouer” avec la profondeur de champ, et avec ce nouveau mot venu avec le numérique “bokeh”. A ce sujet, cela me fait franchement rire. Bokeh, c’est simplement la manière snob de dire “flou”.
Pour en revenir aux reflex, comme leurs capteurs sont plus grands que ceux des compacts, les objectifs ont une distance focale plus importante pour un même rendu. C’est à dire qu’un objectif dit “standard” sur un reflex (objectif ayant un rendu proche de l’oeil) sera un 50 mm, alors qu’il ne sera plus que de 15 ou moins sur un compact. Sur ce dernier ce sera donc un super grand-angle ayant peu de zone de flou. Vous m’avez suivi ?
Non ?
Bon regardez ces deux objectifs :
Le premier est un 50 mm, le deuxième un 24, soit quasiment la moitié du premier sur le plan de la distance focale.
Regardez quelle sont les profondeurs de champ respectives, une fois les objectifs réglés sur l’hyperfocale (pour ceux qui ne savent pas le faire, lire mon article consacré à ce sujet).
Vous voyez que la zone de netteté n’a rien à voir…

A 22 (traits oranges) elle s’étend de 1,90 m l’infini pour le 50 mm et pour le 24 mm elle commence à 0,47 m pour finir .. à l’infini .
Alors, est-ce réellement équivalent ?
Pas vraiment, n’est pas ?
Il est d’ailleurs amusant de remarquer qu’en moyen-format (6×6), l’objectif dit “standard” est le 80 mm.
Hors, jamais les documentations n’ont indiqué “équivalent 50 mm en 24×36″…

Mais qui a tué Lestrade ??

Non, ce n’est pas le titre d’un Paul Kenny ou d’un San Antonio.
Mais si vous êtes nés aux alentours de 60-70, vous avez certainement eu dans vos petites mains potelées ce drôle d’engin. Tout de plastique moulé, quelque fois de couleur, cela ressemblait à des jumelles. Mais on ne voyait pas à travers !
Il fallait y glisser une carte cartonnée, perforées de fenêtre rectangulaires, elles-même remplies par de petites diapositives ! (diapos sur film 16 mm ).
Ensuite, il fallait viser la lumière et, grâce au dépoli placé devant, vous pouviez contempler une image en …. 3D !!!
Et oui, simplement parce que vous regardiez deux images presques identiques, un léger décalage créant une impression de relief. Comme aujourd’hui avec le cinéma ! Une petite fenêtre au milieu permettait de lire la légende de l’image. Pour passer à la suivante, il suffisait d’appuyer sur un bouton ou un levier.
Ces appareils ont eu leurs heures de gloire de 1954 environ (la 3D en 54 pour tous, vous y croyez ??), jusqu’à une date imprécise. car il semblerait qu’il y ait encore des références chez le fabricant et que certaines cartes puissent encore être achetées sur certains sites touristiques majeurs. Tout cela à vérifier.
Il faut préciser que ces cartes, dans leurs étuis en “mica” barrés d’un trait de couleur, étaient en ventes sur pratiquement TOUS les sites touristiques Français. Et même peut-être au delà. “Chateau de Versailles”, “Paquebot France” (comme sur la photo), “Chaudes-Aigues”, bref, dans les kiosques de souvenirs, à coté des cartes postales, vous trouviez les cartes Lestrade.

Qui a donc tué ce produit ?? Pas le numérique, pour une fois. Il ne remplace pas ces images 3D. Son succès était surement dû au fait que peu de personne ne disposaient d’un appareil photo en 60/70 . Les enfants étaient souvent destinataires de cet appareil (j’en suis !) et de quelques cartes, leur permettant de regarder longuement ces drôles d’images en relief. Et aujourd’hui, même les enfants peuvent avoir un appareil numérique adapté… alors les cartes 3D…
Notez cependant que mon fils, 10 ans, a été littéralement scotché en regardant les images du  “France”. La bouche ouverte.
Quelques autres marques commercialisaient le même genre de produits, citons en France, ROMO ainsi que BRUGIERE (qui semble avoir un lien avec LESTRADE).
Autre marque, Américaine, ”Viewmaster”, plutôt destinée aux enfants, avec de véritables scénettes créées pour la circonstance. Certains films aussi ont fait l’objet de cartes. “Batman et Robin” par exemple, version 1966-67 était édité en trois cartes. Ces cartes étaient particulières car de forme ronde. Cette marque nous ramène au thème de ce blog, la photo, car elle commercialisait un appareil permettant de produire ses propres images en relief, sur film 135 (24×36) !
voir ICI
Je ne peux que vous inviter à rechercher un de ces appareils avec un ou deux cartes et à regarder dedans. Cela vaut la peine.
Alors, qui a tué Lestrade ??

Sigma DP1, mes impressions.

Le Sigma DP1 ?
Oui, c’est vrai, c’est autre chose.
Je parlais récemment des Sigma SD9 et SD10, achetés à vil prix et surprenants de qualité.
Capucines capturées avec un “vieux” SD10…
Cela m’a convaincu de tester le compact DP1.
Le modèle courant est plus exactement le DP1x, à plus de 500 euros, ce que je trouve prohibitif pour un compact, même “pro”.
Aussi ai-je traqué l’occaze, la meilleure période étant le début des vacances…
Et j’ai trouvé un DP1s, avec pare-soleil et porte filtre pour … 170 Euros.
La facture, qui datait de 17 mois, parlait de plus de 500 euros !
Alors que donne ce DP ?
Et bien, les fuji S2 et S5 m’ont surpris, mais avec celui-ci, c’est encore autre chose.

San Juan de Los Terreros, fin de journée, DP1s. Pas mal, non ? Et encore, l’image est réduite !
Il y a suffisamment de tests sur internet sur cet appareil. Aussi, ne vais-je pas en refaire un.
Mais simplement un compte-rendu d’utilisateur.
Rappelons nous seulement qu’il est équipé d’un capteur à trois couches (comme une diapo Kodachrome !), totalement en opposition  avec ce que TOUTES les autres marques commercialisent (capteur CCD avec matrice de Bayer). Il produit directement des fichiers RAW, sans traitement, aux ressources insoupconnées.
Comme le disent les articles lui étant consacrés, l’appareil ressemble effectivement à un Praktica des années 80 (un B200 ou un MTL3 ? j’hésite encore).
Moche, quoi.
Vous passerez donc pour un touriste Ukrainien ou Lituanien. Ce n’est pas grave.
Sinon, à l’utilisation, la SEULE chose qui me manque vraiment, c’est un vrai viseur. Surtout sous le soleil d’Andalousie.
Sinon, pour le reste, ce qui est vrai est que :
- il est lent à écrire le fichier RAW (plusieurs secondes !),
- Le logiciel de traitement des fichiers RAW, édité par Sigma est gratuit et efficace,
- L’autofocus est anémique,
- Les résultats sont indescriptibles de relief (si, si),
- L’écran ne permet de juger si la photo est bonne, ou pas (comme tous les appareils, cependant),
- Je me demande encore comment protéger la lentille avec un filtre (pas de filetage) et le capuchon est pénible à enlever/remettre,
- La fonction vidéo est nulle (à 10 000 km de mon Canon G7),
- Les résultats sont indescriptibles, tellement ils sont supérieurs à ce que l’on a l’habitude de voir,
- Les fonctions sont classiques (Priorité Vitesse, ouverture, Programme, manuel),
- Je ne voit pas l’interêt de la mise au point “manuelle”, avec cette couronne style Contax télémétrique,
- L’absence de zoom (focale fixe grand angle) rend EVIDENT qu’il faut bouger pour faire le cadrage et non pas jouer avec la bague (un zoom ne modifie que le grossissement du sujet, pas le point de vue).
Ce qui est faux :
- il est inutilisable,
- L’utilisation d’un logiciel pour convertir les raws est pénible.
En résumé, c’est un  excellent outil. Comme tous les appareils (numériques ou pas) les résultats sont de plus en plus excellents avec le soleil. Et quand la lumière est bonne, je peux vous affirmer que cet appareil laisse tous les autres sur place. Même certains reflex !
Je ne sais pas si Sigma va parvenir à vendre assez de SD1 pour survivre. Ce dernier reflex est en effet extrêmement cher et la pression des autres marques avec leurs capteurs CCD est très forte.
Mais la firme Japonaise le méritent, tellement les résultats de ce capteur sont largement meilleurs que ce que l’on voit habituellement.
Certes, ce boitier va sûrement produire des images terribles, mais il faut avouer que 7000 euros (oui, oui, Euros, pas Francs !!!) pour un capteur APS-C (23,5 x 15,7 mm), fut-il un Foveon Cmos tricouche, de 3 x 15,4 Mpxl, cela donne à réfléchir au moment de taper votre code de carte bleue…
Cela dit, ce ne serait pas la première fois que ce n’est pas le meilleur qui gagne la course….

Petite nouveauté

Oh, vraiment trés petite.
J’ai juste créé un “photostream” dans FlickR.
Mes fidèles lecteurs (il y en a ????), reconnaitrons quelques photos déjà postées dans ce blog. Les autres, découvrirons.
C’est ICI .
N’hésitez pas à poster des commentaires.
Merci

Pratiquez donc le “Retro-Shooting” !!

Que de semaines sans articles…
Aujourd’hui, je redémarre avec un sujet consacré au “retro-shooting”.
Mais qu’est-ce que ce nom barbare ??
Simplement une manière de désigner, dans le style de “retro-gaming” ( qui consiste à jouer avec des jeux vidéos “anciens”, comme les jeux sur cartouche SEGA, par exemple), l’idée d’utiliser des appareils photos “anciens”, pour faire des images. Attention, quand je parle d’appareils anciens, il n’est pas question d’Argus de 1940 ou de Canon AE-1 !
Mais simplement de Fujifilm S2Pro ou de Sigma SD9, datant tout deux de 2002 . Si je parle de ces deux là, précisement, c’est parce que j’en ai récemment acheté. En réalité, j’ai même eu la chance d’acheter deux S2pro NEUFS…
Vous allez me dire: “n’importe quoi, pourquoi DEUX S2 ?”.
Et je répond, parce que le vendeur les vendait en lot, avec plein d’accessoires (viseurs d’angle nikon, alim extérieure, tas de cartes CF, etc, etc) pour, disons le prix d’un Olympus Pen. C’est dire. Et pourquoi si peu cher ?
Parce que cela ne VAUT PLUS RIEN ! Si vous n’en êtes pas sûrs, jetez un coup d’oeil sur la côte que Chasseur d’Images remet au goût du jour ce mois-ci. C’est édifiant et désespérant pour ceux qui achètent leurs appareils à leur sortie.
Ces Fuji avaient été achetés par un photographe pro en tant que “backup” (appareils de secours), mais n’ont, en réalité, pas servi (!!!). Leurs plastiques sont en effet immaculés et le numéro des fichiers est inférieur à 100….
Pour les Sigma, c’est parce que j’ai déniché deux appareils (SD9 et SD10) avec trois objectifs pour le prix d’un compact cher, que je les ai acheté. Pour essayer. Le SD10 est comme neuf, le SD9 a servi, mais pas tant que cela.
Les résultats sont bluffants pour des appareils aussi “vieux” (9 ans  !). La qualité des images prouve que le nombre de pixel du capteur ne fait pas tout. Ces deux gammes d’appareils sont cependant un peu à part des autres.
Les Fuji disposent de capteurs spécifiques dans une coque de Nikon argentique (F80 pour être précis), et les Sigma utilisent aussi la coque d’un appareil argentique Sigma (SA-9, logique ! ) et sont dotés de leurs TRES particuliers capteurs à trois couches que seule, cette marque prend le risque de développer, en “opposition” avec les CCD des “autres”. Ce capteur tri-couche permet d’éviter l’opération de “dématriçage” indispensable avec les capteurs CCD, mais entrainant des dégradations de l’image originelle.
Il faut avouer que les deux concepts donnent des résultats inattendus pour des appareils de cette génération. De plus, les avoir payé le dixième (environ) de leurs prix de vente d’origine, d’il y a donc seulement quelques années, est toujours étonnant et plaisant. D’autant plus que les photos qu’ils réalisent ne sont pas 10 fois plus mauvaises que celles qui sont sont faites par les appareils de 2011. Surtout quand le photographe qui déclenche est le même ….
Les enfants aux masques.
Fuji S2. Remarquez la douceur du rendu des couleur et les détails dans les ombres et les lumières. Fichier simplement converti de “Raw” en “Jpeg” sans retouche.
Le S2 est un réel plaisir à utiliser. Léger, bon viseur, et silencieux. Plus discret même que mon S5, pourtant plus “expert”, comme ils disent.
Les SD9 & 10 sont, particuliers. Un peu déroutants, mais pas plus qu’un Canon boutonneux. Ils sont lents, certes, à écrire les gros fichiers sur les cartes (les Sigma ne font pas de jpeg). Et alors ? Si vous n’êtes pas tous les week-end au bord des circuits auto ou moto et/ou que vous ne souffrez pas de déclenchite aigue (20 photos en 2 secondes pour être sûr d’avoir la bonne, alors qu’il suffit d’attendre le bon moment pour déclencher), cela  ne vous dérangera pas. Du tout.
Ah oui, j’oubliais de prévenir ceux qui veulent :
- filmer avec un appareil photo,
- faire des photos dans le noir en utilisant l’iso 250000,
- orienter l’écran pour viser (car c’est tous les jours qu’ils photographient l’appareil au ras du sol),
- avoir des icones plein les boutons (coureur, femme qui sent une tulipe, mont-blanc, bébé à quatre pattes, etc ),
Ceux-là doivent impérativement passer leur chemin, ces bons appareils ne leur plairont pas.
Pour les autres, je ne peux pas faire autrement que de leur recommander de simplement regarder ce qu’ils pouvent avoir pour 200 Euros, en acceptant de le pas avoir le dernier appareil Nicatax autour du cou. Non seulement, ils auront un appareil efficace, mais en plus, personne ne leur l’enviera. Sauf les connaisseurs…
Et vous pratiquerez donc le Retro-Shooting, pour vos plus grands bénéfices (sur tous les plans).
Chaumes à l’effet pyramide. Sigma SD9, Grand-angle. Simplement traité par le logiciel gratuit disponible sur le site de Sigma.

Suite de l’article historique du 28/05/2010 (Cliquer ICI pour le lire)

Il décida de concevoir un appareil basé sur le principe du Leica, mais vendu un prix raisonnable. Il chargea son équipe d’ingénieurs d’en dessiner un. Le « père » du premier modèle s’appelait Gustave FASSIN. Il faut noter que son nom n’apparaît nulle part, seul celui de Verschoor est cité sur le brevet…
Ce premier appareil est né en mai 1936, et fût baptisé « ARGUS ». Il était prévu pour utiliser la nouvelle cartouche 35 mm permettant de charger le film en plein jour. Cette cartouche avait été lancée par Kodak en 1934, en même temps que le Kodak Retina. Ce Retina était vendu 52,50 US$, ce qui était une grosse somme, dans ces dures années de récession.
La nouvelle cartouche pouvait être rechargée en chambre noire avec les
chutes de films cinéma, disponibles pour pas cher et en grande quantité à cette époque. Le premier film Kodak Couleur fût le Kodachrome, seulement disponible dans ce format. Ce simple film propulsa le 24×36 mm à une vitesse fulgurante sur le marché Américain. La symbiose de l’appareil ARGUS et du film Kodak 35 mm dopa finalement les deux compagnies.
L’Argus A, tel était désigné le premier modèle, était aussi simple qu’il pouvait l’être. Les ingénieurs de la firme maîtrisaient parfaitement le moulage de la bakélite et utilisèrent cette maîtrise à fond, dans le design du boiter, tout en rondeurs, avec un simple motif Art-déco sur son dos en aluminium embouti.
Le premier modèle d’Argus A, avec sa boîte d’époque. Il y était protégé avec du coton !
Il fût proposé au public au tout début de 1936 pour la somme dérisoire de 12,50 US$, à comparer au prix du Leica qui inspira M. Verschoor… Ce fût une véritable ruée sur cet appareil !
IRC déclara plus tard qu’il en fût vendu 30000 exemplaires lors de la première semaine… On peut affirmer aujourd’hui, qu’il a popularisé la photographie, et pas seulement aux U.S.A.. Certains pensent même que, sans lui, il n’y aurait peut-être pas eu d’appareils 35 mm pour amateurs …
Parallèlement à cette activité, IRC continua à améliorer sa « Kadette ». Et à baisser son prix !
Cela a peut-être été une erreur ! En effet, à force de la vendre toujours moins chère (tout en gagnant de l’argent !), les revendeurs se mirent à bouder cette marque, qui ne leur laissait pas de marge assez confortable…

Charles Verschoor revendît alors son activité radio et le nom de « kadette » à W. Keene Jackson, en 1939. Ce fût une sage décision, puisque rapidement la « Kadette Radio Corp », dût cesser son activité…
Alors que IRC continuait à gagner beaucoup d’argent avec son Argus A ! IRC signifiait d’ailleurs maintenant « International Research Corporation » et non plus « International Radio Corporation » !

Décrivons un peu plus ce miracle. Simple, ultra simple même, son boitier en bakélite moulé avec son dos en aluminium embouti, simplement emboité sur à l’arrière. Un viseur optique permettait le cadrage, tandis que l’objectif était sortant, aidé par un ressort. Ce principe valût d’ailleurs un récompense à M. Verschoor… Il permettait de rendre plus compact encore l’appareil, une fois l’objectif rentré dans le boitier, et permettait vraiment de tenir dans une poche ! Réglage du diaphragme et de la vitesse, bouton d’armement et de rembobinage, compteur de vue, et c’est TOUT !

L’objectif était du type Anastigmat en trois éléments ouvrant à f/4.5. La formule était connue, mais très performante (elle l’est d’ailleurs toujours, preuve que Karl Zeiss, son inventeur, avait eu « bon » dés le départ !). Les éléments frontaux pouvaient être facilement démontés pour être nettoyés (!). L’obturateur était un Ilex-Precise armé par un petit levier sur le coté de l’objectif. Les vitesses étaient 1/25, 1/50, 1/100, 1/200, pose B et pose T. Un luxe par rapport aux Kodak Brownies et Univex A !! La bakélite fût rapidement proposée en Gris, Marron et Kaki, en plus du noir naturel. Le motif Art-déco du début était réellement embouti dans l’aluminium, et ensuite surligné à la peinture noire. La seule faiblesse de ce premier Argus était qu’il ne disposait pratiquement pas de mise au point. En fait, lorsque l’objectif était sorti, les objets étaient nets de 15 pieds (4,5 m environ) à l’infini. En tournant l’optique de 60 degrés, il sortait un tout petit peu plus, et le point était alors entre 8 pieds (2,4 m) et 15 pieds. Les deux « crans » étaient parfois difficiles à trouver…
Le modèle A fût produit de 1936 à 1941. Il existât sept versions différentes, jusqu’à son extinction, en 1951. Plus de 210.000 Type A furent vendus, et en comptant toutes les versions dérivées, on parvient au chiffre incroyable d’un demi-million !

Caractéristiques du modèle A :
  • Produit de 1936 à 1941.
  • Prix de vente (à l’époque) : 12,50 US$. Soit environ 160 US$ d’aujourd’hui.
  • Obturateur : Ilex Precise, disposant de 1/200, 1/100, 1/50, 1/25, B, T
  • Ouverture : f/4.5

Numéros de série par années (approximations) Le numéro est inscrit au-dessus de la fenêtre d’exposition :
  • 1936 de 1 037 à 50 000
  • 1937 de 50 000 à 90 000
  • 1938 de 90 000 à 130 000
  • 1939 de 130 000 à 160 000
  • 1940 de 160 000 à 190 000
  • 1941 de 190 000 à 211 589
  • Marquages sur l’optique : Argus Ilex Precise 1936-1941, Argus IRC Anastigmat 1937-1941, Argus IRC 1941.
  • Axe d’entrainement en cuivre à simple dentition 1936-1937, double dentition en aluminium 1937-1941
  • Filetage trépied à partir de fin 1936.
Viendront ensuite les modèles AF, B, A2B, A2F,AA, FA. Et beaucoup d’autres. Aujourd’hui, Argus existe encore en tant que marque, mais, nous sommes bien loin de la firme à la pointe de la technologie des premières années.



“Passed”, ou la grande histoire d’une petite étiquette…

Il y a longtemps déjà, alors que je commençais à “tâter” de la photo, un petit ovale autocollant intriguait et était à l’origine de quelques légendes.
C’était l’étiquette dorée “Passède” (c’est ainsi qu’un Français disait, en 1978). Elle était collée sur les appareils photographiques Japonais. Mais que signifiait-elle donc ? On disait que cela attestait que l’appareil avait été testé, qu’il ne fallait pas acheter un appareil sans cette étiquette (alors que le “grey market” n’existait pas encore), qu’il était bien passé entre les mains de “Brandt Frères” (importateur historique de Nikon), que l’appareil n’avait pas été acheté en Andorre et que les droits de douane avaient donc bien été réglés, etc, etc. D’ailleurs, au sujet de la douane, certains de ces agents auraient perçu des droits si l’étiquette était absente et que le propriétaire n’avait pas sa facture sur lui, légende aussi ??
Quant à Andorre, cette principauté a vécu ses plus belles années à ces moments là, ainsi que les BMW de la “volante” !!! Les anciens comprendront ! J’ai d’ailleurs acheté mon horrible 75-260mm Tokina pour mon AE-1 là-bas… Et payé la TVA au poste de douane !
Revenons à “Passed” : La réalité était légèrement différente. Remontons encore plus loin : Aprés la seconde guerre mondiale.
Le Japon, vaincu, se relève doucement, mais finalement très vite (!!) et se prépare à devenir une puissance mondiale qui inondera ensuite la planète de ses produits, chaines Hifi, appareils photo, voitures, cameras, magnétoscopes, etc.
Étiquette sur mon Canon AE-1 (pas celui que j’ai acheté à 16 ans, mais un autre, venant des USA)
Mais avant les années 50, même si Nikon (et d’autres) produisent déjà d’excellents appareils, ce pays produit aussi des articles d’une qualité totalement déplorable. “c’est de la quincaillerie jap’ ” pouvait-on entendre…
C’est drôle, aujourd’hui nous avons remplacé cette expression par “quincaillerie Chinoise” ! Ce qui donne à réfléchir.
Bref. Ce pays en eut assez et a donc voulu mettre fin à cette réputation de fabricant au rabais. Pour cela, en 1954, un consortium est formé : le Japan Camera Inspection Institute (JCII) qui devint ensuite, en 1969,  le “Japan Camera Industry Institute”.
Son rôle : faire appliquer de stricts contrôles de qualité, à tous les stades de fabrication, pour tous les fabricants du secteur photographique, et contrôler tous les articles exportés, pour les valoriser. Le Japon est, rappelons-le, précurseur en terme de qualité. Puis, était collé cet ovale doré…
Nous sommes loin du concept de DOA (Dead On Arrival), “Mort à l’arrivée”, en vigueur aujourd’hui dans beaucoup de domaines. (Vous savez, vous déballez votre lecteur Blu-ray et il ne fonctionne pas, en sortant de sa boite ! Et vous le rapportez chez Darty, pour échange. Et ils remplissent un document de DOA, avant de mettre le lecteur neuf …. à la benne. Directement. Histoire vraie !).
Ces étiquettes dorées ovales ont effectivement contribué à la reconnaissance de la valeur des produits Nippons. Ensuite, dans les années 80, ces produits étant devenus des références mondiales, largement copiées d’ailleurs, l’autocollant n’avait plus de valeur ajoutée, et il disparut, sans le dire ..
Puis, plus tard, le Japon fit fabriquer sa production à Singapour, puis à Honk-Hong, et maintenant, en… Chine ! Re-bref.
Aujourd’hui,  il parait que les collectionneurs aiment, voir ces étiquettes sur les appareils qu’ils achètent. Remarquez, si elles étaient enlevées, leurs traces seraient alors très visibles (surtout sur les boîtiers noirs). Et certains vendeurs en proposent même, neuves, sur leur papier support !!!
Et voilà l’histoire oubliée de ces petites étiquettes…
See You.
Voici la suite de la passionnante aventure du Kodachrome :

Le grand chambardement se produisit en 1961-1962 avec l’introduction du procédé K-12, qui vit la sortie du Kodachrome II et du Kodachrome X.

Publicité de 1958
Ces deux variantes remplacèrent immédiatement toutes les versions précédentes, le gain en sensibilité étant de 2 diaphragmes 1/2 !
Le  Kodachrome II affichait une sensibilité de 25 ISO en lumière du jour et de 40 ISO en version lumière artificielle type A, alors que leKodachrome X, qui n’exista qu’en version daylight, était un 64 ISO. Les formats ciné (16mm, 8mm et dès 1965 le Super-8) ne sortirent qu’en Kodachrome II, leKodachrome X étant l’apanage du 35mm et aussi du format 126 (dès 1963) et 110(dès 1972).

13 ans plus tard, en 1974, nouveau chambardement avec l’apparition du procédéK-14, qui provoqua l’abandon simultané de tous les films du procédé K-12. Les processus de développement K-12 et K-14 étant totalement incompatibles, quelques laboratoires gardèrent encore quelques années une chaîne de traitement K-12, mais rapidement seul le laboratoire de Rochester fut encore à même de traiter les filmsK-12.

Le Kodachrome K-14 sortit en 4 variantes: les Kodachrome 25, 64 et 200 (ce qui correspond également leur sensibilité ISO) qui sont des films lumière du jour, et leKodachrome 40 uniquement lumière artificielle de type A, plus particulièrement destiné au cinéma: 35mm, 16mm, Super-8, 8mm, et aussi le Sound Movie FilmSuper-8, avec sa piste magnétique d’enregistrement sonore. Le Kodachrome 64 sortit également en format 120, de 1986 à 1996.
L’utilisation de films inversibles (diapos) déclina dès le milieu des années 80, ce qui, combiné avec la concurrence du film Velvia de Fuji causa une baisse significative des ventes de Kodachrome. Certains formats disparurent: le 110 en 1987, suivi par le 8mm ciné en 1992, puis le format 126 en 1993.

Ensuite, ce fût le tour du Super-8 sonore en 1998, le Super-8 tout court en 2005, ce qui provoqua un tollé parmi les amateurs de ce format qui a longtemps été, avec le 16mm mais à un coût bien plus abordable, l’antichambre du “vrai” cinéma, avec toutes ses contraintes similaires à celles du film hollywoodien: balance des couleurs, développement différé, etc..
En réponse,Kodak produisit le film Super-8 Ektachrome 64T, qui peut être développé simplement dans le procédé E-6.
Enfin, le 22 juin 2009 Kodak annonça la fin de la production du Kodachrome. A cause de la baisse du volume des ventes, dès 1990 de nombreux laboratoires de traitement du Kodachrome fermèrent, aussi bien ceux propriété de Kodak que des laboratoires indépendants. En 2005 il ne restait plus que le labo Kodak de Renens, près de Lausanne, en Suisse, et celui de Dwayne’s Photo au Kansas pour développer l’ensemble des films Kodachrome exposés dans le monde !!

La fermeture planifiée du labo de Renens fit même l’objet d’une plainte auprès du Parlement Européen, sous la raison que cette fermeture affecterait grandement les photographes européens, tout le K-14 d’Europe étant développé à Renens. Rien n’y fit: Renens ferma à son tour, les films n’y faisant plus dès lors que transiter pour être envoyés chez Dwayne’s aux USA.
Enfin, la date de péremption du dernier lot de Kodachrome produit (émulsion 1563, exp. Novembre 2010) étant atteinte, Dwayne’s annonça l’arrêt du développement K-14 à fin décembre 2010, ce qui fut fait.
Le dernier film à être traité fut un film exposé par Dwayne Steinle, le propriétaire du labo.
Mais que devinrent nos musiciens inventifs ? Mannes retourna à sa carrière de pianiste et compositeur, devint président du Mannes College of Music, et décéda le 11 août 1964. Leopold Godowsky épousa Frances Gershwin, chanteuse d’opéra et soeur du compositeur George Gershwin et retourna jouer comme violoniste avec le San Francisco Symphony Orchestra. Il décéda le 18 février 1983.

Mannes et Godowsky furent intronisés en 2005 au National Inventors Hall of Fame,le Panthéon des inventeurs américains.

06 mars, 2011

Pleins de nouveaux posts, sur la nouvelle adresse. Go !!!

20 février, 2011

Bonjour chers Lecteurs,

Une redirection automatique est en court, puisque "month-camera" a migré vers une autre plate-forme.
Ce blog sera donc désormais disponible sur cette adresse :

http://photo-blog.pixelistes.com/nicablad/

Pourquoi chez les "pixelistes" ? Et bien parce qu'il s'agit d'une communauté de photographes Francophone, ce qui est un endroit tout indiqué pour discuter photo, non ?

Et pourquoi ce nom bizarre, Nicablad ?
Vous allez trouver tout seul...

De plus, les pixelistes sont assez teintés Nikon, ce qui nous plait bien, mon Nikkormat et moi !

Nikkormat EL, premier automatique Nikon, en 1972 (4 ans avant l'AE-1, mais plus cher que lui)

A bientôt donc, à notre nouvelle adresse !

16 février, 2011

CE QUE LA PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE A CHANGE (PART XIX) :

La disparition de certaines légendes...

La photographie numérique, en prenant doucement son essor, puis, trés vite, le pouvoir, a contribué, largement, à certaines disparitions.
Soyons juste, elle a aussi favorisé l'émergence de nouveaux acteurs.
Comme Sony, par exemple, qui n'avait pas travaillé dans le domaine photographique (à part avec le MaViCa). Ou Orange comme vendeur d'appareils/téléphone.
Pardon, je me moque. Pas Orange. Bref.

Certains disparus sont des fabricants d'appareils, comme Minolta (qui justement ont été rachetés par Sony), ou des lignes de produits entières, comme les papiers argentiques Agfa (et mon regretté Record-Rapid).
Un fabricant tient le coup depuis 1892, KODAK.
Cependant, cette marque a dû cesser la fabrication d'un monument de la photographie couleur, j'ai cité le Kodachrome.

Les moins de 30 ans ne savent peut-être pas ce que cela signifie, mais, pour les autres, c'est une chanson de Paul Simon en 1973, et/ou un fantastique film inversible qui produisait des "diapos" qui sont encore, de nos jours, splendides.

Pour en parler, débute aujourd'hui une nouvelle série uniquement consacrée à ce film.
Je laisserai la parole pour cela à quelqu'un, appelons-le "Helveto", qui travailla 30 ans au laboratoire de Kodak SA, à Renens, en Suisse. Autant dire qu'il sait de quoi il parle.

Ecoutons ce premier article....

Kodachrome: une épopée de 75 ans


Kodachrome aurait bien pu être le nom d'une sonate pour piano et violon, plutôt que celui d'un film légendaire.
Ses deux inventeurs étaient deux amis musiciens
professionnels, Leopold Mannes, pianiste et Leopold Godowsky, violoniste, quasiment du même âge car nés l'un le 26 décembre 1899 et l'autre le 27 mai 1900.
L'histoire raconte qu'en 1917, après avoir été déçus par la vision du film "Our Navy"
tourné en "Prizma Color" ils décidèrent de mener leurs propres expérimentations. Ils construisirent d'abord une caméra et un projecteur équipés chacun de 3 objectifs couverts par des filtres colorés avec lesquels ils tournèrent de nombreux films N/B qu'ils projetaient à travers les filtres du projecteur, obtenant ainsi des films animés en couleur.
Ce système fut patenté mais n'eu pas de suite commerciale.
Les deux
amis se séparèrent à cause de leurs études musicales, Mannes s'en allant poursuivre ses études de piano à Harvard, gagnant même un prix pour étudier la composition en Italie. Il étudia parallèlement la physique, toujours à Harvard .
Godowsky traversa lui les Etats-Unis pour continuer ses études de violon en
Californie, dans la célèbre université d'UCLA et y étudia également la physique et la chimie. Il devint alors violoniste au sein des Los Angeles et San Francisco Symphony Orchestras.
Malgré l'éloignement, ils restèrent en contact et échangèrent de nombreuses idées sur la manière d'améliorer la photographie en couleur.
En 1922 Godowsky retourna
à New-York où il retrouva Mannes.
Ils travaillèrent comme musiciens, continuant à
expérimenter la photographie couleur pendant leur temps libre.
Fin 1922, alors qu'il
se produisait en Europe, Mannes rencontra un représentant d'une firme d'investissement et lui décrivit leurs progrès dans le procédé couleur.
Quelques mois
plus tard, Lewis S. Strauss, associé junior dans la firme d'investissement visita Mannes dans son appartement new-yorkais et fut impressionné au point qu'il décida d'investir dans le procédé.
Grâce à ce financement, Mannes et Godowsky
construisirent un laboratoire en 1924, dans lequel ils continuèrent leurs recherches ce qui leur permit de déposer de nouveaux brevets.
En 1930, la société Eastman Kodak, voyant la qualité de leur travail et consciente
de l'avenir de ce procédé les invita sur contrat à venir s'établir à Rochester pour profiter des vastes installations de recherche de Kodak.
En 1935, soit cinq ans
après leur arrivée à Rochester, Mannes, Godowsky et le team de recherche de Kodak avaient développé un film couleur commercialisable, sur le principe soustractif, destiné au cinéma amateur.

Le Kodachrome était né.


Ce nouveau film était constitué de trois couches d'émulsion "ordinaire" aux halogénures d'argent, noir/blanc, mais chaque couche était rendue sensible à seulement un tiers du spectre de couleurs, soit au rouge, au vert et au bleu.
Lors du
développement, des images en couleurs complémentaires, cyan, magenta et jaune, constituées de pigments, étaient générées dans ces trois couches noir/blanc. Une fois leur rôle terminé, les images argentiques étaient dissoutes chimiquement, ne restant plus alors que trois couches de pigments en suspension dans la gélatine.
Ce premier Kodachrome fut mis sur le marché en 1935, uniquement en film ciné 16mm, et en deux variantes: lumière du jour, avec une sensibilité de 10 ISO (!) et lumière artificielle type A, en 16 ISO (on disait ASA à l'époque, pour American Standard Association).
L'année suivante, en 1936, sortirent trois nouveaux formats:
le 8mm ciné, le 35mm et le format 828*.
En 1938 vint le tour du Kodachrome
Professional Film, en format plan film, avec une version daylight de 8 ISO et une lumière artificielle type B de 10 ISO. Ces plan films destinés aux chambres grand format eurent une vie relativement courte, leur fabrication cessa en 1951 après seulement 13 ans de vie commerciale.
Les sensibilités incroyablement faibles de ces premiers films Kodachrome
paraissent inutilisables par nous, bienheureux photographes actuels dont les appareils démarrent à 200 ISO ! Pensez-donc: 8 ISO cela fait 1/60ème de seconde à f/5.6 en plein soleil.. et les objectifs lumineux étaient rares à l'époque. Et c'était pire encore pour le cinéma, car il fallait tenir la cadence en nombre d'images par seconde. Mais bon: c'était ça ou rien, car il n'existait rien d'autre de comparable sur le marché.
Le succès commercial fut immédiat.
Dès le départ, à cause de la complexité du processus de développement, les films Kodachrome furent vendus "développement compris", et une pochette (jaune, bien entendu) était jointe à chaque film pour servir à son envoi au laboratoire désigné par Kodak. Le film était alors développé, les vues montées sous caches en carton de 2" x 2" (pour le format 35mm) et retournées à l'expéditeur.
Cette pratique du
développement compris fut interdite aux Etats-Unis suite à un procès "Etats-Unis contre Eastman Kodak Co" que Kodak perdit en 1954 pour "pratiques anti- compétitives", ce qui permit alors à des laboratoires indépendants d'acheter les produits chimiques nécessaires au développement du Kodachrome. Par contre, dans tout le reste du monde, le Kodachrome fut toujours vendu "développement compris" et accompagné de sa petite enveloppe jaune.
Pour différencier les deux
types de films, "avec" ou "sans" développement compris, Kodak peignit alors les flasques fermant les extrémités des cartouches 35mm avec des rayures oranges et jaunes dans le cas des films "développement non-compris", au lieu du orange uni des cartouches "normales". Cela évita bien des tentatives de faire développer gratuitement ses films achetés meilleur marché aux USA, car sans développement, par un laboratoire d'un autre pays.

Ce rouleau de Kodachrome, vierge (!), ne connaitra pas les joies du bain.

Peu de changements se produisirent au cours des 25 années suivantes (sur le plan du Kodachrome, car pour l'histoire mondiale ce fut une autre chose...), avec seulement l'introduction en 1955 du Kodachrome 35mm type F de 12 ISO, du Kodachrome Professional Film 35 mm type A de 16 ISO, ainsi que du Slide Duping Film type D, ce dernier n'ayant qu'une vie éphémère de 2 ans.

La suite, bientôt...

*Le format 828 utilisait le même film que le 135 (24x36), mais sans les perforations. Lancé en 1935, un an aprés le 135, il produisait des négatifs de 28x40, soit 30% plus de surface que celui-ci. Il n'était pas contenu dans une cartouche, mais enroulé sur un axe à joues, et protégé par du papier, comme le 120 ou le 127. Ce format, même s'il n'a jamais vraiment trouvé son public, fut tout de même vendu jusqu'en 1985. L'horrible Traid Fotron utilisa ce film, enfermé dans une cartouche propriétaire.

15 février, 2011

Je dois avouer avoir trop négligé ces pages...


Cayeux-sur-Mer, Noël 2010.

Je voulais vous faire part d'une constatation.
Régulièrement, je vous parle de moyen-format, plus particulièrement d'Hasselbald.
il y a 5 ans, il était assez facile d'acheter un modèle ancien, du style 500C pour environ 300 euros.
Hors, depuis disons, presque un an, je suis les appareils de ce format sur des sites tels que Ebay, et leboncoin. Et qu'ai-je remarqué ?
Une explosion des prix !
Maintenant, c'est plutôt entre 1000 et 2000 euros !
Ceci étant les prix des ventes ayant abouti !
Quant aux objectifs, inutile d'espérer d'en approcher à moins de 300 euros.

Les "blads" ne sont pas les seuls dans ce cas.
Les obscurs Zenza-Bronica partent aux alentours de 300 € (pourtant peu prestigieux à l'époque).
Mamiya aussi , que ce soit le 645 tous types confondus (et ils sont nombreux), TLR de la série C, RZ er RB.
Je ne parle pas du Mamiya 7 qui "côte" son kilo-euro aussi !
Les C33 et 330 atteignent régulièrement 4 et 500 €.
J'en ai décroché un aux USA pour 90€, mais avec de la chance ! (Oui, j'ai toujours aimé ces gros bi-objectifs massifs).

Alors pourquoi ?
Pourquoi alors que le numérique est si facile/gratuit/excellent ?

Surtout que les capteurs "full-frame" des récents reflex peuvent concurrencer largement un négatif 6x6 scanné. Pas encore le 4x5 inches, comme je le disais précédemment, mais le moyen-format, si.
Cela ne doit pas être la possibilité de monter un dos numérique sur ces vieux boitiers, puisque le moindre dos d'occasion coûte le prix d'une 307 , d'occasion aussi.
Alors ?
Le même courant que celui qui fait se revendre les platines disques vinyles ?
Le même courant que celui qui fait se refabriquer des films polaroïd par un groupe d'ex-employés ? (impossible project)
Le même courant qui pousse les artistes Japonais à utiliser du négatif ?
Le même courant que celui qui fait se vendre ces saletés de Lomo aux performances déplorables et qui ont lancé la "lomography" ?
Ou autre chose ?

Vous savez, vous, pourquoi ?

07 janvier, 2011

Des nouvelles de l'EP-1 ?

Et bien, en fait, il n'y en a pas beaucoup !
Pour la bonne raison que je l'ai revendu...
Pratiquement le même prix que son prix d'achat d'ailleurs.
Donc, tout va bien.

Mais pourquoi donc ?
Et bien, c'est simple, pas agréable à utiliser et pas meilleur que mon vieux G7.
Pas sympa car, franchement, viser avec le viseur au dos, tout en tournant la bague du zoom n'a rien de confortable, on ne maitrise rien !
Quant aux boutons à l'arrière, j'ai à plusieurs reprise changé la sensibilité avec le bourrelet du pouce, rien qu'en tenant l'appareil.
Bref, pas ergonomique.
Les photos sont correctes, mais comme elle ne sont pas dues à l'appareil (voir précédents délires).
Du coup, j'ai retiré de son étagère ma Graflex Speed Graphic.
Et j'ai envie.
De m'en servir à nouveau.
Pensez, un négatif (ou diapo) de 10 par 12,5 CENTIMETRES !
C'est du 4 x 5 inches, du grand format quoi !
Même les capteurs de 39 Mp ne sont pas parvenus (pour l'instant) à faire mieux !
Voir l'article de cet excellent site ICI .

Il semblerait que certains pronostics placent les appareils compact à objectifs interchangeables (genre EP-1) et les reflex à miroirs fixes et viseurs electroniques en tête pour les années à venir...

Alors qu'avec une Speed graphic, c'est le temps retrouvé. C'est à dire une heure pour shooter.
Pas mal ça : "Le 4x5 inches, c'est le temps retrouvé".
Je garde.


Terminal Maritime de Barcelone. Olympus E-P1. Recadré à la "Blad".

19 décembre, 2010

Plus d'un mois sans message ?
Diable, le temps passe vite.

Le billet de ce jour sera consacré à une photographe et à son travail, qui me touchent beaucoup. La petite larme n'est jamais loin.
Si, si, je vous assure.

Cette photographe est Dorothea Lange. Amécaine née en 1895, elle laissa un témoignage toujours aussi émouvant, des migrants de 1929.
A cette époque, bien sûr, il y eut la grande crise, mais aussi, et l'on l'ignore souvent en Europe, le "Dust Bowl". Phénoméne climatique exceptionnel, et catastrophe écologique, qui dura jusqu'à dix ans dans certains états, et ce, à partir du début des années 30...
Une grande partie du pays fut balayé par des vents asséchant tout, soulevant d'énormes nuage de poussière et de sable.
Les paysans furent vite chassés par ce vent de poussière qui détruisait leur ferme, tuait leur bétail, ravageait leur maïs.
Ils partirent donc de l'Oklahoma et de l'Arkansas, pour devenir les "Okies" et "Arkies" transumant pour aller cueillir des oranges en Californie.
Cela ne vous rappelle rien ?
Oui, c'est l'histoire relatée dans l'excellent roman de Steinbeck "les raisins de la colère".
Lisez ce livre, et relisez le.
Dorothea fut certaines fois surnommée "la photographe des raisins de la colère", d'où ma longue introduction.
Elle figea pour toujours ces hommes, ces femmes et ces enfants de son propre pays, en marche vers le soleil dans la misère brute.

Je vous conseille le livre " Dorothea Lange, Le coeur et les raisons d'une photographe" aux édition du Seuil.

Un passage m'a particulièrement retourné.
Je me permet de le retranscrire ici en espérant que personne ne me le reprochera. C'est pour vous inciter à lire ce livre que je le fais.

C'est Ralph Gibson, son assistant durant un temps, qui parle :

"La chambre noire fut une autre histoire. Il m'apparut vite que Dorothea ne comprenait pas vraiment la dimension technique de la photographie, ce qui ne manqua pas de me surprendre et de m'intriguer. Où ses images prenaient-elles donc leur puissance ?
Un jour, aprés avoir tiré et retiré une photographie d'une adolescente devant un mur de tôles, changé de papier et effectué de nouveaux tirages, je l'interrogeais sur cette fille.
Elle me dit alors qu'il s'agissait juste d'une enfant, mais qu'elle paraissait plus agée en raison des cernes sous ses yeux : elle était faible d'esprit et d'autres enfants la harcelaient, la tourmentaient. Je détachais les yeux de la photographie et m'aperçus que Dorothea, en me racontant cette histoire, s'était mise à pleurer de compassion pour cette fille. Le cliché datait de plus de 25 ans, mais il la bouleversait encore. Je commençais à comprendre que la photographie n'était pas vraiment une question de technique. C'était sa volonté à elle d'essayer de rendre le monde meilleur, qui forçait ce médium à obéir et à réagir. Sa technique était tout entière dans son coeur"


Qu'ajouter à cela ?

02 novembre, 2010

Pour faire suite à mon dernier billet, voici les résultats d'un test.

A la lecture d'un article dans Chasseur d'Images (personne n'est parfait :-) ), j'ai tenté la fonction "monochrome" de l'E-P1.

Et bien, je dois dire que j'ai eu l'impression de regarder un tirage issu d'un rouleau de Kodak Recording.
Ce film était un film noir & blanc, connu pour sa TRES haute sensibilité, 800 ou 1000 Asa, je ne sais plus trop.
Il avait la particularité d'être trés "dur" et d'avoir un grain énorme.

J'en ai fait une fois en 1983 et les tirages que j'ai encore sont trés proches de ce qu'a produit l'E-P1.
Comme quoi...

Je trouve que le résultat n'est pas si mal...
Pour les coupeurs de cheuveux en 4, j'ai une version RAW, me permettant d'avoir la version couleur...

Vous me direz : "il faut le tirer"
Oui, c'est vrai.

Mais je n'ai malheureusement plus de mon papier fétiche, l'Agfa Record Rapid...

En attendant, voici sur écran :

Pont 10, Costa Magica

Vraquier en Méditérannée.
A la prochaine.

14 octobre, 2010

Je ne voudrais pas perturber la vie des photographes numériques, mais, je viens de découvrir que www.digit-photo.com, site "numérique" s'il en est (ils ne vendent plus en "Argentiques" que des Voigtlanders à des prix, Voigtlander...), vendent encore des cuves Paterson.

Qué esta ?

Les cuves Paterson étaient utilisées pour développer les FILMS 24x36 ou 6x6. Paterson avait un monopole sur le sujet.
Un peu comme Photoshop aujourd'hui pour les softs de retouches (sauf que photoshop est TRES loin, d'être indispensable, contrairement à ces cuves, je prépare d'ailleurs un p'tit post saignant sur photoshop!).

Cela voudrait dire qu'il y a un marché. Suffisant pour justifier dans notre société sans merci d'avoir cela en stock !

Le Japon frémit sur le sujet depuis quelques mois/années déjà.

Car, quoi de plus simple que d'acheter un rouleau de film N&B, l'exposer dans un appareil argentique "has-been", le développer dans sa cuisine et le scanner sur un Coolscan ???
Là, vous auriez du "vrai" noir & Blanc (même les plus convaincus du numérique admettent que ce n'est pas "pareil" avec un capteur qu'avec un film !).
Sans tous ce temps perdu devant le PC avec le logiciel précédement dénoncé.
Pensez-y.
Une cuve paterson doit se trouver à ... 1 euro dans un vide-grenier.
Les produits (Kodak D-76 par ex.) ne coûtent que 3 € (sans chercher) le litre pour traiter plusieurs films...
Quant aux films, ils sont moins chers qu'une carte mémoire de 512 Mo, et il y a fort à parier qu'ils seront encore en vente dans 5 ou 10 ans ...
Les appareils argentiques, sont eux pratiquement gratuits...
Encore une fois, même si je les utilisent, les appareils numériques ne sont pas les SEULS à être capables de faire des photos qui touchent les autres.

En plus, avec un 36 poses, vous apprendrez à réfléchir avant de déclencher.
Et cela, ça n'a pas de prix....

Katapola, Ile d'Amorgos, Cyclades, Grèce, 1995. Film négatif "Carrefour" (agfa), scanné "plein négatif" (explication à venir) sur Coolscan Nikon. What else ?

26 septembre, 2010

Un petit nouveau...

Et oui, mon curseur de l'envie m'a fait cliquer sur "acheter".
Il faut dire qu'avec 46% de réduction chez Pixmania, je n'ai pas eu beaucoup à lutter.

Je vais peut-être pouvoir réutiliser les objectifs FD !!

Ah oui ! Je n'ai pas dit ce que c'était !

Un E-P1. Olympix.


Je n'ai, pour l'instant, pas vraiment testé la bête.
Je l'ai équipé d'une sangle prélevée sur un Kodak Bantam RF de 1953 et d'un viseur externe de Yashica 35 des Seventies.
Ce viseur est d'ailleurs sympa, car il comporte des cadres brillants correspondants au grand-angle et au télé.
En plus, il est moins cher que celui qu'Olympus tente de nous fourguer !

Je n'ai pas de Pen d'origine, donc, je ne peux pas faire de parallèle, mais, ce petit boitier est bien sympa, avec sa partie métallique toute polie.

Je vous ferais un petit compte rendu aprés un premier film, euh, pardon, une première série de photo !!

A bientôt.

24 septembre, 2010

FUJI annonce le prix de son appareil provoquant tant de buzz, le X100 :



Ce sera le traditionnel ticket à 1000 Euros, qui paraitra normal à tout le monde....
Dommage, il est sympa. D'occasion dans quelques mois/années, peut-être.

20 septembre, 2010

Enfin un numérique Sexy !

Ouais, bon, le titre est moyen, mais, franchement, mon curseur de l'envie est à fond lorsque je regarde le nouveau projet de Fujifilm :

Fujifilm X100.

Présenté à la photokina de Cologne, c'est ni plus ni moins un digne héritier des Yashica 35 GS et autres Canon GI.
Un splendide "compact" (des années 70, quand même) avec un objectif fixe qui "ouvre" vraiment.
Pas un de ces zooms, certes trés bons, qui nous soudent au sol et nous empêche de chercher le bon angle...

Il me rappelle furieusement le Walz Envoy 35(je vous le présenterais, bientôt) qui est dans ma vitrine.
Tout de métal satiné, doux au toucher, et de rondeurs habillées de cuir noir brillant, que l'on a plaisir à tenir, toucher, effleurer.
Sexy je vous dis.
Par contre, le prix, non déterminé pour l'instant, risque de ne pas être trés sexy. Lui.
Enfin de bonnes idées et du nouveau !
Il faut dire que Fuji s'est un peu fait une spécialité dans le domaine de l'originalité. La série de SxPro, et les légendaires GS645 qui continuent peut-être à oeuvrer dans les studios.... Et j'en passe, mais les plus jeunes seraient largués (!!).

Si vous êtes intéressé par le X100, chercher le avec un bon moteur de recherche (comme altavista, par exemple) ou cliquez sur le lien de la rubrique "photo rumors" que j'ai ajouté, à droite.
Vous pouvez télécharger la documentation en cliquant ICI

Eglise Saint-Pierre, Tonnerre, Yonne. Crypte sombre au Nikon D40.

A bientôt !

15 septembre, 2010

Nouvel appareil, à droite ==>

07 septembre, 2010

Une petite nouveauté sur mon blog, une imagette à droite.
J'y publierais des images d'appareils photo oubliés, curieux, originaux, rares, remarquables.
Ce ne sera, au début, que des "argentiques".
N'hésitez pas à commenter ...

A bientôt.

A new feature in my blog.
A small picture, on right.
It will be forgotten, curious, special, rare, amazing cameras.
For a while, it'll be "classic" (film) camera.
Don't hesitate to post your comment...

See You

02 septembre, 2010

La Tyrannie du Mieux (suite),

Il faut attendre avant d'acheter !!!!


Canon annonce avoir établi un nouveau record avec le capteur CMOS le plus sensible du monde.
Il mesure 20.2 x 20.5 cm (oui, centimètres ).
Il est environ 40 fois plus grand que le plus grand capteur CMOS commercialisé chez Canon (Canon EOS-1Ds Mark III et EOS 5D Mark II).

Une fois dans un reflex (un peu encombrant, le reflex), il aura une dynamique imbattable !!!
vivement qu'il soit en vente....

Voir la brève ICI.

01 septembre, 2010

CE QUE LA PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE A CHANGE (PART XVIII) :

La Tyrannie du Mieux.

Ensilage, Canon G7. Certains le trouve bruité. Et le grain ? Ils s'en souviennent ?

Drôle de titre, non ?

Cette idée m'est venu en observant autour de moi, les personnes sur le point d'acheter un appareil photographique numérique.
Quelques uns en parlent maintenant depuis plusieurs semaines, sinon mois, mais n'ont toujours rien dans leurs besaces...

Vous me direz, qu'est ce que le numérique a y voir ?
Je pense que les appareils photographiques, en devenant numériques ont adopté le modèle de n'importe quelle production électro/informatique.
Et ce modèle est celui du "vieillissement accéléré".

Rappelons nous, à l'époque où les appareils étaient vendus dans les "magasins photo" et aux "rayons photo" des hypers, et non pas aussi chez les vendeurs d'aspirateurs et de téléphones, comme aujourd'hui... (que ceux qui trouvent que je radote, sortent immédiatement, merci).
Leur durée de vie était plutôt de l'ordre de 10 ans (en moyenne).
Exemple :

Nikon F : 1959-1971, 22 ans, (un sacré record)
Nikon F2 : 1972-1979, 7 ans
Nikon F3 : 1980-1997, 17 ans
Nikon FE: 1978-1982, 4 ans,
Nikon F100: 1999-2006, 7 ans

Canon F1 : 1971-1981, 10 ans,
Canon AE-1: 1976-1984, 8 ans,
Canon A1: 1978-1985, 7ans,

Minolta SRT-101: 1966-1975, 9ans,

Je ne parle pas de l'Hasselblad 500 C, 1957-1970, mais là, nous touchons à la noblesse...

Bref, vous avez compris.
Et les "numériques" ?

Voici :

Nikon D1: Mi-1999-2000, 18 mois,
Nikon D100: 2002-Mi-2005, 3 ans 1/2,
Nikon D70: 2004,
Nikon D70s: 2005,
Nikon D40: 2007-2008,
Nikon D200: 2006-2007
Nikon D60: 2008.

Et le rythme s'accélère. Voilà l'explication de mon titre.
Nous sommes littérallement sous un feu nourri de nouveautés ou d'annonces de nouveaux appareils toujours mieux.

Ce qui provoque comme une sorte d'hésitation pour certains futurs photographes... :

"Pour le prochain salon (de Paris, de Cologne, au choix), ILS vont sortir le D25sxD. Il est deux fois plus réactif que le D20D, monte à 10000 iso, aura un écran arrière pivotant sur tous les axes et filmera en HD à 30 i/s. Bon, il va coûter cher, mais il a tout ce donc j'ai besoin".
Dit le dindon.

Et cela recommence quelques mois plus tard, avant la présentation du D25sxD, avec le i700DSx, qui lui, est étanche et disponible en bleu nuit.
Et toujours rien dans la besace.

Tout d'abord, il serait bon de descendre le curseur à un niveau plus réaliste.
Le curseur du besoin, pour ceux qui n'ont pas saisi.
Celui qui a tendance à être repoussé vers le haut par les vendeurs et le marketing.
Sachant que ce curseur est aussi contrarié par le curseur de l'envie. Toujours à fond. Ou presque.
Aussi faut-il garder la tête froide et se forcer à les positionner correctement, ces curseurs.

Ce n'est pas l'abondance de fonctions qui feront de plus belles photos. C'est vous (je vous l'ai dit COMBIEN de fois, hum ???).

Le plus cher n'est pas forcément mieux, et le mieux est même l'ennemi du bien.

Je vous laisse réfléchir à ça...

Aprés, vous acheterez peut-être un petit D40 d'occasion à 120 euros pour commencer à apprendre la photo par le début, à savoir, la prise de vue. Et non pas la lecture de tests et autres courbes.

Allez, bonne rentrée :-)

18 juillet, 2010

Une autoroute à découvrir, l'A20.

Juste une image.


Enfin, pas seulement une image.

Mais aussi une bonne adresse pour un excellent hotel/restaurant.


Situé à 5 heures de Bayonne, direction Paris, à 1km de l'A20, et une trentaine de Limoges.
A fréquenter si vous faites le voyage en deux fois.

Cet hotel est le "Bellevue", à Bessines.

Vous n'aurez que l'enseigne,de dos, pour en voir plus, il vous faudra y aller ...

Un logis de France. L'hotel est simple, mais confortable et d'une propreté impeccable.
Quant au restaurant, il est parfait.
Des produits locaux, préparés finement, pleins de saveurs.


Réellement une étape de qualité.

12 juillet, 2010

L'appareil n'a pas d'importance, mais, LES REPONSES !!!

J'ai, il y a quelques jours, lancé un quizz.
Je vous avais proposé trois photos différentes, avec agrandissements à 100%, 500x500 pixels et 200 ISO.
Le jeu était de trouver la photo réalisée avec le "plus de pixels".

Et bien, voici les réponses...

Photo 1:

Recadrage :

Nikon D40, capteur CCD Sony 23.7 x 16.6 mm, 6.1 Mpixels,

Photo 2 :

Recadrages:


Fujifilm S100FS, Capteur Super CCD HR, 2/3 ", soit 6.6 x 8.8 mm, 11.1 mMpixels


Photo 3 :

Recadrages :
Canon G7, capteur 1/1.8 " soit 5.317 x 7.176 mm, 10 Mpixels.

Alors ?
Que cela prouve-t-il, à part que le Bridge S100FS est moins bon qu'un compact Canon ?
Cela démontre que plus de pixels ne garantissent pas un meilleur résultat. Un.
Ce S100FS souffre en plus d'une aberration chromatique très prononcée, visible aux franges pourpres au niveau des feuilles..
Deux, cela montre aussi que le G7 est vraiment excellent, ce que je dis depuis longtemps.
Et enfin, trois, cela rend évident la performance époustouflante de ce Nikon D40 "aux allures ridicules".

Pour la petite histoire, la photo du S100FS m'a été envoyé, par le vendeur de l'appareil.
Je comptais en effet tester ce modèle dont on disait tant de bien.
La photo a fait que j'ai passé mon chemin et oublié mon idée....

A bientôt.


Post Touristique


Comme l'année dernière, un petit article moins "photo" et plus "tourisme".
Simplement une bonne adresse.

Si vous allez dans le Sud-Ouest depuis la région Parisienne, évitez donc l'A10 !
Prenez l'A71 à partir d'Orléans, direction Clermont-Ferrand, puis, à Vierzon, sortez et empruntez l'A20.

Vous passerez par Chateauroux (j'y reviendrais), Limoges, Angoulême, Bordeaux.
Cette autoroute est gratuite, jusqu'à proximité de ... Bayonne !!
21 euros contre 55 par l'A10 depuis Paris !!

Certes, c'est un peu plus long, mais tellement plus agréable de traverser le vert Limousin.
Mais là n'est pas le propos, bien que ce soit un bon conseil !

Si vous quittez l'Ile de France vers 9h, vous arriverez à proximité de Chateauroux vers midi.
Et là, vous n'allez pas regretter !

En effet, c'est là, en face de l'Aéroport de Chateauroux-Déols (ancienne base de L'US Air Force) qu'est installé "L'escale".
Ce restaurant Routier mérite à lui seul d'emprunter l'A20.
Il est devenu le restaurant "Routiers" le plus important d'Europe !

Ouvert 7/7 jours et 24/24 h (!!), il offre néanmoins un service et une qualité de très bon niveau.

Tout cela, pour le prix d'un menu à 16 € !
Pour ce prix là, vous pouvez à peine manger un "menu" de chez McDo....
Pour vous y rendre, quittez l'A20 à la sortie "Chateauroux centre" (la première), et suivez les indications. Je vous parie que vous y retournerez ...

Comme quoi, il est peut-être inutile d'être nostalgique des restaurant du genre "les 100 bornes" (autrefois sur la N7 vers Montargis) ou le "Relais-Route" de Bel-Air sur la N6 (immortalisé dans le film "le Cercle Rouge). D'autres ont pris la relève, et contribuent à forger de nouvelles légendes...
Voilà, c'était l'info du jour.

03 juillet, 2010

Comment bien régler un Nikon D40 :

Non, ce n'est pas un D40 pour ce foie gras, mais un Olympus Camedia C3000 de....
3.3 Megapixels !!!!! Et oui.


Vous qui m'avez lu, il y a quelques temps, peut-être avez vous acheté ce petit appareil qui ne paye pas de mine, le D40 ?
Si oui, fort bien !
Voici, selon moi, les réglages de base à appliquer, pour un résultat optimal :

Commençons par appuyer sur "menu" et suivons l'ordre des rubriques (certaines sont ignorées) :

"Menu Prise de Vue" (icone appareil vert) :
- optimisation images : N,
-Qualité: RAW+B (permet d'avoir les fichiers en RAW et un exemplaire de jpeg en "basic",
- Balance des blancs : auto,
- Sensibilité : 200 (invalidé plus loin par un autre paramètre),
- réduction du bruit : ON,

"Menu réglages perso" (Icone crayon) :
- mode mise au point : AF-A
- Mode de zone AF : Dynamique, (changement du collimateur actif avec la molette),
- Mode de prise de vue : Continu,
- Mesure : Matricielle (il le fait tellement mieux que vous !),
- Correction flash : -0,7 (le D40 sur-expose un peu),
- Assistance AF : ON,
- Sensibilité auto : Activée, puis, sensibilité maximale : 800, et vitesse mini 1/15 s. Cette ligne est trés importante. Cela permet d'autoriser l'appareil à augmenter la sensibilité en dessous de 1/15s, tout en se limitant à 800 ISO, domaine dans lequel il s'en sort encore bien. Aprés, trop de bruit.
- Commande "chrono" : paramètre une touche en choisissant la fonction. Je garde celle du retardateur, bien pratique.
- AE-L/AF-L : AE-AF, cela mémorise la mise au point ET l'exposition par pression sur le déclencheur. Aprés, on peut décadrer (pour appliquer les tiers !),

"Menu configuration" (icone clé plate),

- Simplement le premier " menu CSM/config sur Complet . Cela permet, par exemple, d'avoir accès aux paramètres de la sensibilité auto.

Dernier paramètre à appliquer, la correction d'expo, en maintenant appuyée la touche +/-, à droite du déclencheur et en choisissant une valeur avec la molette. Choisir ici -0,7 diaph, comme pour le flash.

Pour le mode d'expo, "P" fonctionne trés bien. Si les vitesses/ouvertures ne vous plaisent pas, décalez le programme avec la molette !

Vraiment trop cool ce p'tit D40 !

Bons shots !

02 juillet, 2010

LES COLORAMAS, LES PHOTOGRAPHIES LES PLUS GRANDES DU MONDE :

Cette fois, veillez me pardonner, mais il ne s'agit pas d'un post au sujet d'un appareil photographique numérique...

Mais le sujet, photographique s'il en est, vous intéressera, j'en suis sûr !


Les "COLORAMAS KODAK" ont décoré le balcon Est de la Gare Central de New-York (Grand Cental Terminal) pendant 40 ans !
Cette gare devint l'un des bâtiments Américains les plus célèbres au 20ème siècle.
Les COLORAMAS de 5,47 m par 18,24 m accrochés dans cette gare, furent tout aussi célèbres.

En 1950, Adolph "Ob" Struber et Waldo Potter, cadres supérieurs chez Kodak, département Marketing & Publicité, furent chargés de proposer une idée de publicité, qui se situerait dans la grande gare.
Les deux hommes se souvinrent de la projection géante en couleur mise en place par leur société, lors de la grande exposition de 1939, qui avait eu un énorme succès.
Ils pensèrent qu'une idée du même ordre pourrait fonctionner...

Mais, il était évident qu'une projection d'une telle taille n'aurait pas un rendu suffisant, à cause de la lumière ambiante, trop importante, dans la grande galerie. Ils proposèrent alors une alternative audacieuse, une diapositive géante rétro-éclairée !!!

"Colorama", édité par Aperture. LE livre consacré à ces diapositives géantes. Ce livre est désormais extrèmement difficile à trouver. J'ai un exemplaire en trop, si vous êtes interessé, faites le moi savoir...


Les thèmes :

Les COLORAMAS présentaient une Amérique florissante, renaissante après la seconde guerre mondiale.
"American Dream" et "American Way of Life" qualifient assez bien ces grandes images. Montrant des scènes de la vie quotidienne, de voyages, de compétitions sportives. Ils étaient l'expression d'une époque, d'une atmosphère. Insensibles aux modes, aux mouvements, les Coloramas respectaient presque toujours ce thème.

La plupart du temps, au début en tous cas, un photographe, utilisant un appareil ou une caméra, Kodak bien sur, était dans le champ. Chaque spectateur pouvant d'identifier à lui, et s'imaginer photographier ces superbes scènes.
Ils représentaient des photographes amateurs, généralement en couple. Couples jeunes et à l'allure sportive, accompagnés de deux enfants, un garçon, une fille. L'homme, aussi bien que la femme pouvait être le photographe, mais l'homme l'était deux fois plus souvent (la parité n'était pas à la mode).
Dans l'ordre hiérarchique, l'homme photographiait la femme, la femme elle, photographiait ses enfants, et tous pouvaient immortaliser un paysage !
Quand la famille étant "étendue", les grand-parents apparaissaient !
Le premier Colorama, en juillet 1950, représentait une scène dans une ferme, et il employa pour cela bon nombre d'employés de Kodak, avec leurs familles, comme figurants !
Les premiers Coloramas furent élaborés en premier lieu sous forme d'aquarelles, par les les directeurs artistiques de la firme. Ensuite, cette conception fut réalisée par sociétés spécialisées, et le célèbre illustrateur Norman Rockwell, fut par exemple, directeur artistique sur un des Coloramas en 1957.
Bien que les Coloramas n'étaient pas prévus pour afficher des images d'actualité, il y eu des exceptions. Citons le Colorama représentant le paquebot FRANCE, entrant dans le port de New-York. Moins de 80 heures s'écoulèrent après l'arrivée du paquebot jusqu'à ce que le Colorama ne fut accroché. Les passants matinaux furent émerveillés de voir cette image géante se dérouler, puis s'illuminer et, de la foule, les applaudissements montèrent spontanément. Un grand moment, à n'en point douter !


Un Colorama consacré à Apollo 11 fut aussi créé, créant, lui aussi, l'évènement.

En tout état de cause, les Coloramas étaient toujours optimistes et positifs.


Les appareils :

Il y eut 6 types d'appareils utilisés. En premier, une chambre grand format 8x10 pouces (18x24 cm) fut utilisée. Mais, peu maniable, elle fut remplacée par la Deardoff Banquet, au format dément de 8x20 pouces, soit 18x48 cm !! Cette chambre était maniable, fiable, transportable et fut utilisée pendant 15 ans. Prés d'un tiers des Colorama furent réalisés avec cet appareil....

Ensuite, vint le tour de la Fairchild K-38 Aerial. Un appareil au format 9x18 pouces (22x45 cm). Cet appareil, tout en métal, utilisait un film spécial en rouleau, avec dispositif d'avancement et un obturateur focal rapide. Mais, la mise au point était calée à l'infini. Si l'on voulait faire le point sur un sujet plus proche, il fallait insérer des cales derrière l'objectif, et ceci, avant de charger l'appareil. Légèrement contraignant ! Cet appareil était fabriqué par Fairchild Aviation Corporation, et a été largement utilisé lors de la guerre froide, de mi-50 aux années 60. Il équipait le célèbre avion espion U-2. Il fut notamment utilisé pour un Colorama consacré aux Blue Angels, la formation aérienne de l'U.S. Navy

L'appareil suivant fut un Deardorff 5x10 pouces (12x24 cm), réellement portable et utilisable à main levée...

Au début de 1976, les Colorama furent réalisés avec un appareil Linhof Technorama utilisant le film standard 120, réalisant 4 clichés par rouleaux. Le format d'une image était 6x17 cm. Les Linhof technorama sont encore disponibles aujourd'hui, aux environs de 2000 €.

Enfin, en 1986, les Colorama furent réalisés à l'aide de 24x36 mm.... Les progrès réalisés sur les films permettaient maintenant d'utiliser un format réduit, sans perte notable de qualité... L'agrandissement atteint était de 516 fois ! Les plus sceptiques durent reconnaître la qualité de ces agrandissements.

Un détail intéressant, le film utilisé au début de l'aventure, L'Ektacolor, avait une sensibilité de 5 ISO (Qui étaient des ASA à l'époque). Ce qui signifiait une pose de 1 seconde à f/32, en extérieur ensoleillé, afin d'avoir une profondeur de champ étendue !
Inutile de dire que les ombres marquées devaient étre débouchées. Pour cela des dizaines de lampes flashes étaient grillées à chaque prise de vues. Ensuite les lourds flashes électroniques apparurent, mais s'il avait l'avantage de pouvoir générer de la lumière à l'infini, il nécessitaient de l'électricité, beaucoup même ! Leur emploi en extérieur impliquait littéralement plusieurs tonnes de matériel.... Les premiers flashes étaient des Edgerton ou encore des Ascor.
Au sujet des films, il faut aussi noter que les premiers Ektacolor avaient une finesse de grain équivalente aux films actuels de 800 ISO poussés à 1600...

Autre "détail" stupéfiant. Le Kodachrome était disponible depuis 1935. Mais le public préférait les tirages papiers. Hors le tirage des diapositives Kodachrome sur papier était réalisé par des laboratoires spécialisés, très onéreux. Kodak ne pût proposer un film négatif qu'aprés la guerre, en bénéficiant des retombées de celle-ci, si l'on peut dire. En effet, quand les forces Américaines prirent l'usine Allemande Agfa à Wolfen, prés de Liepzig, le gouvernement Américain déclara que les secrets de fabrication des film négatifs lui revenait, en tant que dette de guerre. Les secrets en question furent donc distribués aux fabricants de films, dont Kodak ... Ainsi, dés 1949, Kodak était capable de fournir un film négatif couleur, qui s'appellera Ektacolor. Ce film fut utilisé pour produire les Coloramas,avec le succès que l'on sait, et, en 1955 lorsqu'il sera proposé au grand public, pour la prise de vue amateur, Kodak s'emparât du marché !!!


Les photographes :

Les Coloramas étaient entièrement réalisés par des employés de la société Kodak. Les 3/4 des photographes étaient eux-mêmes des employés de la firme ! Il était fréquent qu'ils travaillent à deux sur une scène.
Les autres étaient des photographes de renom tes que Ansel ADAMS, Ernst HASS ou Eliot PORTER par exemple.


La méthode :

L'agrandissement maximum possible à l'époque était de 45 fois. Mais ce n'était pas tout à fait suffisant. Pour couvrir la surface
désirée, la solution était une image centrale de 5,47 m de haut et de 10,94 de large, complétée par deux autres images de
3,64 de large.

Un agrandisseur spécifique fut construit, permettant d'agrandir les négatifs issus des appareils, eux aussi assez particuliers. Une lampe d'éclairage de piste d'atterrissage de 1000 watts était nécessaire.
Prés de 135 m de film était nécessaire lors des tests !

Les photos étaient agrandies sur 41 bandes d'Ektacolor inversible. Par la suite,la technique ayant évolué, 20 bandes "seulement" étaient nécessaires.
Le temps nécessaire à l'agrandissement de ces bandes était de plus de 16 heures, dans le noir total, bien sûr.
Durant les trois dernières années, à partir de mars 1987, le DURATRANS, remplaça le film, en bandes de 1,82 m. Il était beaucoup plus facile à traiter que du film positif. Le DURATRANS était en fait un plastique transparent.


Une fois les bandes de film impressionnées, elles étaient développées, et mise à sécher une nuit, dans le complexe sportif du site Kodak, seul bâtiment assez haut pour les accueillir !
Elles étaient ensuite retouchées, l'agrandissement important révélant des défauts invisibles jusqu'alors. Le Colorama prenait forme, en assemblant les bandes à l'aide de ruban adhésif spécial, puis plus de 300 oeillets en cuivre étaient installés sur la périphérie , elle-même renforcée. Une solution aqueuse, anti-reflet (la gare était très lumineuse ) était ensuite passée au pistolet sur toute sa surface.

Puis, la piscine abandonnée du centre sportif de l'usine Kodak était utilisée pour suspendre le Colorama et l'inspecter minutieusement avant l'emballage en caisse et l'expédition à la gare centrale. La livraison des nouveaux Coloramas s'effectuait à 7h00 précises !
Le Colorama était enroulé sur un axe, installé verticalement. Puis, mécaniquement, le Colorama se déroulait doucement, laissant le temps aux techniciens, d'accrocher les oeillets sur des crochets. Finalement le Colorama était parfaitement plant et tendu. Il était éclairé par plus de 1600 mètres de tubes fluorescents.

565 différents Coloramas furent exposés, avec une fréquence de rotation de trois semaines. La société KODAK payait 500 000 US$ par an, pour louer l'emplacement dans la gare...

On estime que ces Coloramas étaient vus pas quelques 650 000 personnes par jour !! Rappelons tout de même que pas moins de 500 trains quotidiens partaient ou arrivaient dans cette gare géante.... Une visite sur le site officiel de la gare, vaut largement le détour.
Une étude menée en 1987 estima à 78 millions de personnes par an à avoir vu ces photographies géantes !

Le tout dernier Colorama fut exposé de Novembre 1989 à Février 1990. Durée exceptionnelle, mais étant donnée la symbolique véhiculée par cette dernière image, les travaux de restauration de la grande gare furent réorganisés pour permettre cela. Ce dernier Colorama représentait une vue spectaculaire de New-York, avec une pomme rouge suspendue dans le ciel (seule retouche numérique employée sur tout le programme). Le photographe était Normann Kerr. La pomme rouge était juste à coté de la tour gauche du World Trade Center....

Les négatifs sont précieusement conservés au sein de la prestigieuse "Georges Eastman House Collection"....

Aujourd'hui, quelques New-yorkais jètent encore un coup d'oeil vers le balcon est, dans l'espoir, toujours déçu, de voir un Colorama illuminer leur journée...

Pour voir des Coloramas, allez sur le site de , un petit diaporama est disponible. Sinon, un autre, en flash est disponible chez Kodak...

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